Il pleut de la neige sur scène, à moins que ce ne soit de la pouzzolane, du sable fin… non du riz, omniprésent dans le quotidien et l’imaginaire cambodgien. Élément scénographique de L'Or Blanc et matière symbolique pour raconter le parcours initiatique d’un personnage en quête de progression sociale et d’un enrichissement matériel. D’abord il abandonne sa famille et son environnement aisé pour faire un choix de pauvreté et comprendre la souffrance ; ensuite, son cheminement va peu à peu lui faire connaître l’abondance mais aussi son aliénation corrélative, la dépendance à autrui et les conflits.

Sa désillusion sera immense mais amorcera en lui une réflexion sur son rapport au monde. La trame de L'Or Blanc s’inspire d’éléments de la vie de bouddha, au travers du récit qu’en fait Herman Hesse dans Siddhartha. Le riz fonctionne comme une image métaphorique de l’abondance, de la possession et de l’épargne : incontournable au Cambodge, il l’est également dans le spectacle car ses différentes facettes, variétés, usages et apparences sont propices à une utilisation scénographique inventive, tant acrobatique que graphique, musicale et chorégraphique.