Au croisement des arts de la scène, Mondolfoly n’est ni une pièce de théâtre, ni un spectacle de cirque ou de magie. C’est une forme complexe, une création imaginée par La Fabrique des petites utopies comme une pâtisserie : une pièce montée, en équilibre et déséquilibre, pour nous écœurer du trop sucré au monde, pour nous donner faim, soif et envie d’autre chose. Sa recette est à coup sûr quatre étoiles, écrite avec des acteurs qui dansent pour raconter que les solutions sont devant nous, qu’il n’y a aucune fatalité, que l’humanité peut rester debout.

Ce « cabaret acrobatico-économique » est tout le contraire d’un spectacle sur la fin du monde : c’est un précipité d’optimisme qui ne s’est pas écrit en cinq semaines. Il a nécessité des mois de recherches, d’expérimentations, de constructions pour que les mots parlent aux corps des artistes, pour que la scène ne soit pas un décor mais le creuset de recherches poétiques et citoyennes. Mondofoly n’est pas sans parti pris, bien au contraire, c’est une création politique pensée comme un combat, inventée comme un jeu de société qui devient allégorie du monde.