Fraîchement arrivés dans le royaume d’un empereur fasciné par son image, fou de mode et de vêtements, deux escrocs se mettent en tête de lui soutirer sa fortune.

Pour cela, ils imaginent un plan malicieux et font courir le bruit que deux fins tisserands revenant de contrées lointaines, ont appris une technique de tissage mystérieuse, leur permettant de confectionner un vêtement aux propriétés étonnantes… La rumeur ne tarde pas à arriver jusqu'aux oreilles du monarque qui mord à l’hameçon et convoque aussitôt les deux compères. S’en suit un déroulé de scènes cocasses où nos deux amis se jouent du pouvoir et de ses rouages pour mieux arriver à leurs fins.

Ce conte, un peu à part dans l’oeuvre d’Andersen, par sa drôlerie, contient une charge joyeuse contre les apparences du pouvoir, un peu comme une « grosse blague ». L’éclat de rire qu’il provoque dans sa chute a le pouvoir de nous rendre confiance en la Vérité et ses vertus collectives…

C’est une réflexion « morale et politique » sur l’apparence, l’art, le pouvoir, ses officiers. Et comment parfois nous acceptons de nous laisser délibérément berner par eux. Pour continuer nos vies de dormeurs tranquilles.