Un conte philosophique qui nous plonge au cœur des étendues glacées du Grand Nord. La scénographie joue sur l’illusion et use de ressorts plastiques, chorégraphiques, sonores et sensoriels... pour susciter rêverie et frémissements...

L’arctique est une source d’inspiration. Dans ces territoires presque infinis, l’homme n’est qu’un petit point et se fond dans cette immensité: il voit son corps se couvrir du paysage toujours changeant qui s’y déploie. Mais si dans ce Grand Nord rêvé, la présence de l’homme est douce et effacée, il est aussi le miroir déformant, fantasmatique de ce qui l’entoure et la mémoire fragile du monde

C’est l’histoire d’un igloo, posé au milieu de nulle part, qui se joue là... un igloo dont la fonte semble inéluctable.

La pièce puise son inspiration là où la planète nous dévoile sa transformation, et nous alerte par d’inquiétants signaux sur son devenir. Elle nous conduit à la dérive vers des contrées aussi réelles que fantastiques et questionne autant qu’elle donne à rêver. Elle joue avec les empreintes laissées par le paysage sur les corps, pour mieux interroger par effet miroir l’empreinte que l’homme laisse sur la terre. Si elle met en exergue la beauté, l’onirisme de ce monde «menthe à l’eau», c’est pour évoquer les conséquences de sa destruction ça et là.