Qu'arrive-t-il aux petites filles trop gâtées qui jettent à la poubelle la peluche toute neuve qui n'est pas à leur goût? Elles pourraient bien, comme Alex, se réveiller au Pays des Poubelles, où une montagne de déchets et d'objets perdus fait figure d'horizon.

La chorégraphe brésilienne Maria Clara Villa Lobos, qui aborde régulièrement la question de la surconsommation et de la culture de masse dans ses pièces, part à l'assaut du gaspillage non sans un grain de folie, d'auto-dérision et beaucoup de bonne humeur. Débordant de détritus au rebut, ce monde qui s'agite sous nos yeux n'en est pas moins luxuriant, peuplé d'étrages êtres costumés qui emportent Alex dans leurs jeux.

Danse, human beat box, vidéo, manipulation d'objets, la pièce ne se donne aucune frontière discuplinaire et prend un joyeux tour de comédie musicale bigarrée. Sous ses airs ludiques, Alex au pays des poubelles met à jour les monstruosités d'une société de l'excès et du jetable.