A partir de deux tableaux célèbres, Suzanne au bain, du Tintoret (vers 1500) et Diane au bain, d'après François Clouet, par l'école de Fontainebleau (seconde moitié du XVIeme siècle).
Gaëlle Bourges décrit les tableaux avec malice, avec le procédé qui lui est cher de la voix off et s'appuie sur les extraits d'Ovide ou une chanson populaire pour mieux raviver les mythes: celui d'Actéon transformé en cerf, celui des vieillards condamnés pour avoir vu Suzanne nue. Le plateau est peuplé d'un joyeux bric-à-brac- poupées, peluches, arrosoir, animaux et accessoires de toilette- prend vie et se transforme au fil du récit et des mouvements des trois performeuses.

Ce bain réussit le tour de force de ne jamais perdre de vue les sujets de prédilection de la chorégraphe- la représentation des corps, la nudité et l'histoire de l'art- tout en éveillant avec poésie et clarté les tout jeunes spectateurs à l'histoire de l'art.