Le premier film de Jean-Christophe Dessaint, ancien assistant de Joann Sfar sur Le chat du rabbin, figure parmi les belles réussites de l’animation française. Visuellement bluffant, proche de l’univers esthétique de Miyazaki, ce conte tendre et incisif s’adresse à la fois aux adultes et aux enfants, à qui il ne craint pas de parler de deuil ou de mémoire. S’il évoque le Truffaut de L’enfant sauvage, ce dessin animé empreint de fantastique est avant tout une ode à l’amour comme fondement de toute vie : le père s’est transformé en ogre furibond après avoir perdu sa dulcinée, son fils naîtra à l’humanité grâce à ses sentiments pour une jeune villageoise.

Au cœur de la nature, le père Courge et son jeune fils vivent à l’écart de la civilisation. Elevé dans l’ignorance du monde des Hommes, le garçon vit tel un animal sauvage, avec pour seuls amis des créatures surnaturelles énigmatiques. Mais un jour, il va devoir vaincre ses peurs pour sauver la vie de son père, blessé dans une violente tempête. Il va alors découvrir ce qui se cache par-delà les frontières de la forêt et débuter un long apprentissage de la vie, et de ses propres origines…