Le Noel de Komaneko et Le Père Frimas sont deux contes d’hiver, où le merveilleux règne en maître.

Les techniques employées ne sont pas les mêmes mais dans les deux films, il est question de la famille.Le Noël de Komaneko aborde avec une grande pudeur la question du deuil, de l’absence des parents. Koma est une marionnette très expressive qui, sans même parler, fait passer beaucoup d’émotion. Elle se contente d’onomatopées adorables que les enfants reprendront en choeur. Koma peut rappeler aux enfants leur doudou. On a envie de la prendre dans ses bras pour la réconforter. Très touchante, cette histoire se termine bien puisque Koma finit par être guérie de sa peine. Si quelques larmes coulent, elles seront vite séchées à la vue du Père Frimas, un film très drôle, aux allures de conte russe. L’humour et la fantaisie viennent du graphisme original des personnages, du travail sur les voix et la musique, ainsi que des gags qui ponctuent ce film aux rebondissements nombreux et au rythme assez soutenu. Lorsque les personnages dévalent la montagne enneigée, une certaine ivresse s’empare de nous, nous donnant l’impression de faire partie de la course. Réalisé en partie au pastel, ce court métrage d’animation est en plus d’une beauté singulière.

Le Noël de Komaneko

Tsuneo Goda – Japon – 2009 – 20 min – Animation en volume avec marionnettes
La petite Koma vit avec son grand père. A l’approche de Noël, elle reçoit un cadeau de ses parents accompagné d’une lettre disant qu’ils ne pourront pas être avec elle pour les fêtes. Koma est très triste en apprenant cette nouvelle. Heureusement, son ami Radi-bo a peut-être une idée…

Le père frimas

Louri Tcherenkov – France – 2012 – 26 min – Papier découpé et pastel
Comme dans le conte de Cendrillon, Le Père Frimas raconte l’histoire d’une petite fille qui vit avec son père et sa méchante belle-mère. Ils s’installent dans un village des Alpes. Une légende veut que le Père Frimas veille à l’enneigement de la vallée et que quiconque se rende dans la forêt n’en revienne jamais. La marâtre, par ses caprices, va mettre en péril la paix qui régnait dans la vallée, en réveillant Sylvain, l’esprit de la forêt.