C’est un voyage tour à tour merveilleux et terrifiant auquel nous convie Spike Jonze : se replonger dans le vieux pyjama usé de notre enfance et embarquer à travers les océans, vers le pays des choses sauvages… Adapté du chef d’œuvre de la littérature de jeunesse écrit et illustré par Maurice Sendak en 1963, Max et les Maximonstres vaut bien plus que ce que son titre pourrait laisser supposer (au pire, une production Besson au graphisme ringard et vulgaire). Where the Wild Things Are (son titre original) est tout l’inverse : une splendide méditation sur l’enfance, ses peurs et ses croyances, qui a la suprême élégance de s’adresser aux enfants et à leurs parents sans jamais insulter l’intelligence des uns ou des autres.

Max, un petit garçon de neuf ans, sème la pagaille dans sa maison. Sa mère, ulcérée, le punit. Pour se venger, Max embarque au pays des Maximonstres, sortes de grosses peluches aux dents acérées dont on ne sait jamais vraiment quelles sont les intentions : faire la fête avec Max, ou le manger tout cru ? Pas du genre à se démonter, le petit bonhomme se fait déclarer Roi par ses nouveaux amis velus.