Dans le cadre du festival de marionnettes

On connaît tous l’histoire. Une petite fille éblouissante par l’éclat de sa chevelure (d’où son nom !) déboule dans la maison proprette d’une famille ours.
Dans cette famille un peu pataude, chacun possède, et c’est touchant, le bol, le fauteuil et le lit à sa propre taille avec, on l’imagine, le prénom gravé : « Papa Ours », « Maman Ours », « Junior ». C’est le matin, la famille va se promener, laissant le petit-déjeuner refroidir tranquillement sur la table. C’est alors qu’arrive Boucle d’Or. Et, innocemment, elle met un peu de pagaille !

D’où vient-elle ? Pas de parents misérables qui perdent leur enfant dans la forêt.. Où va-t-elle après son passage éclair dans la maison des ours ? Pas de palais, pas de prince charmant en vue…
Non. Apparemment, Boucle d’or habite dans la forêt. Elle nous fait penser à une elfe, à une vagabonde, à ces enfants étrangers qui surgissent soudain dans l’après-midi ennuyé des enfants sages. Elle vient troubler la vie tranquille du papa, de la maman et du fils unique pétris d’esprit sérieux et de bons sentiments.

Dans notre histoire, elle libère même l’oiseau de la maison, Pioupiou. Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux !
Ce qui désolera Junior.

Boucle d’or et les trois ours est une ode à la liberté, à l’ouverture à l’autre.