Le 21 mars 1745, trois des enfants de Jean-Sébastien BACH se réunissent en secret pour préparer une surprise à l’occasion de son soixantième anniversaire.

Tout en répétant les morceaux qu’ils joueront pour lui avec leurs frères et sœurs, ils évoquent leur relation personnelle à ce père qui, avec sa seconde femme notamment, Anna Magdalena, qui était soprano, transmit avec enthousiasme cette fibre musicale familiale à tous ses enfants. La musique fut à la fois le territoire commun de cette famille nombreuse et son langage sensible qui traverse le temps. Sept clavecins, onze instruments à cordes et une petite épinette, voilà tous les instruments que la maison renfermait à la mort de BACH. C’était une ruche pleine de vie et de notes dans laquelle souvent, le soir ou le dimanche, on improvisait avec les amis de passage, les élèves et les enfants, lesquels reçurent chacun une éducation musicale personnalisée tout en étant mis à contribution pour aider à recopier les partitions de leur père.

Bien que le spectacle soit basé sur des sources historiques et musicologiques (nous bénéficierons pour cela des lumières des meilleurs spécialistes de BACH en décembre 2018), nous prendrons toutes les libertés qui nous sembleront justes pour faire ressortir la contemporanéité de cette belle histoire familiale, les échos entre l’histoire et la musique et la force, toujours actuelle, d’une pratique artistique partagée.