C’est le personnage qui m’a le plus marqué étant enfant. Je me souviens encore de son visage “blanc comme neige, de ses cheveux aussi noirs que l’ébène et de sa bouche rouge comme le sang”. Beaucoup de gens ne se souviennent pas des contes dans leur ensemble mais, il leur reste des images fortes autour desquelles ils brodent. Sous une pluie de duvet, les conteurs vont transmettre à leur tour cette histoire connue de tous et tenter d’ouvrir une trappe par laquelle l’imagination peut s’évader.
Les contes de fées ont trait de façon imaginaire aux stades les plus importants du développement de l’individu, il n’est donc pas surprenant que l’un des plus connus soit axé sur les difficultés oedipiennes.

Blancheneige ou comment une mère, la reine, essaie de détruire par jalousie sa fille qui devient de jour en jour plus belle qu’elle. J’ai voulu pour ce spectacle une scénographie en lien avec le conte, l’oralité, évoquant l’atmosphère intime de la veillée. Les comédiens à la fois narrateurs et personnages créent avec les spectateurs un lien réveillant la mémoire, propre à la transmission du récit.