Parabole sur la sortie de l’enfance, la pièce de David Lescot J’ai trop peur raconte trois âges de cette lente et inévitable transition et met en mots les représentations tour à tour humoristiques et poétiques de chacun.

Parmi les rituels qui marquent la fin de l’enfance, il y a l’entrée en sixième. À Quiberon, un jeune garçon attend le moment fatidique de la fin des vacances d’été en contemplant les vagues : c’est décidé, il n’ira pas ! Après Les Jeunes en 2012 et Mon Fric en 2017 à La Criée, David Lescot propose une pièce drôle et tendre qui peint les angoisses mais aussi les convictions bien ancrées de cet âge de transition. En trois personnages - deux, dix et quatorze ans - J’ai trop peur croque sur le vif les idées et les mots d’une génération et fait du théâtre un espace gigogne et sans artifices, un espace à construire et changeant à vue d’oeil, comme pour traduire la construction de la personnalité et dire au plus près cette époque émouvante des métamorphoses.