Denis Podalydès convoque la fine fleur de la scène et des arts pour magnifier le chef-d’œuvre de Marivaux. L’un des sommets absolus de notre saison au Gymnase.
Marivaux pur jus.

La jeune princesse Phocion demande au philosophe Hermocrate de rendre le pouvoir au prince Agis, héritier légitime du trône, dont elle est tombée amoureuse. Par le jeu du travestissement et ne reculant devant aucune cruauté, Phocion et sa servante Corine utilisent toutes les armes du langage amoureux pour séduire hommes et femmes, et conquérir l’être aimé enfermé dans l’ignorance et le dictat d’Hermocrate.

L’œuvre de Marivaux toute entière est parcourue par le désir amoureux : d’où part-il ? Où monte-t-il ? Et surtout, ce qui le fascine littéralement : comment se trahit-il d’une façon ou d’une autre et de manière inéluctable ? Le Triomphe de l’amour en est la plus parfaite illustration. La violence du cœur conduit à une totale hécatombe chez Marivaux. L’homme ou la femme qui aime se transforme en monstre, un monstre qui séduit et fait peur, bouleverse puis affole. Il n’y a pas d’amour heureux.

Le Gymnase est très fier d’accueillir une production aussi prestigieuse, initiée courant 2018 par les Bouffes du Nord, avec Éric Ruf, l’administrateur général de la Comédie-Française à la scénographie, le couturier Christian Lacroix aux costumes, sans oublier les deux grands ordonnateurs du spectacle, le génial Denis Podalydès pour la mise en scène et la référence en matière de répertoire baroque, Christophe Coin à la direction musicale.