Un conte, à la manière de Charlie Chaplin et de Méliès, qui raconte le périple d'un jeune homme vers une terre de promesses. Une proposition ludique et ingénieuse à partager en famille.
Conte voyageur.

Dans un village d’Afrique dévasté par la guerre, Mo rêve d’un ailleurs. Passe un camion. Et Mo se met en marche. Il traverse le désert, la montagne, les villes du Sud, la forêt de Gourougou, le Mur, la mer à Gibraltar et arrive dans la ville du Nord. Que va-t-il trouver là ?

Pour raconter cette histoire qui occupe tragiquement nos médias, Marie Vauzelle et Selman Reda imaginent un poème, tout à la fois joyeux et triste, lumineux et sombre, fantastique et réaliste, sur le fil toujours tendu entre l’onirisme et la beauté. Pour ce faire, l’équipe artistique composée de deux comédiens, d’un acrobate, d’un vidéaste, d’un graphiste et d’un musicien, réinvente un dispositif vieux comme le cinéma, magnifiquement efficace dans sa simplicité artisanale : le comédien joue sur le plateau, il est filmé en direct et son image va s’incruster dans d’autres images projetées sur un écran. L’effet de pesanteur est neutralisé et tout devient possible pour Mo dont le corps traverse l’espace, escalade un mur immense, descend du ciel ou réalise des acrobaties fantastiques. Les spectateurs, quant à eux, assistent à deux représentations, le réel – actions, musique, bruitages – qui se fabrique sur le plateau, et celle qui est rendue sur l’écran où se croisent imagination, virtuosité et étrangeté.