Un spectacle drôle et tendre sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, sur l’identité et sur les relations mère-fille. Mais aussi un spectacle visuel qui fait la part belle à la magie et aux effets spéciaux. Léna Bréban et Alexandre Zambeaux adaptent à la scène l’œuvre de Marie Desplechin et s’entourent d’une distribution remarquable.

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte. Puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être...

Verte aborde le thème des origines de façon drôle et fantastique. Pour grandir il faut pouvoir accepter et affirmer son identité. Marie Desplechin traite des sujets graves ou profonds, en parvenant à trouver la distance suffisante pour en rire.