“Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C’est seulement un bon moment à passer”. Romain Gary
Le Vélo Théâtre arpente les scènes du monde depuis trente ans. Avec son humour et son originalité. Ici, le public est invité à une réflexion sur le bon-heur.

Ce bonheur dont on ne sait pas très bien s’il est tant dû aux choses qu’à notre façon de les regarder. En voyage, par exemple, le bonheur est dans le chemin que nous parcourons. Qu’allons-nous chercher en voyage ? Qu’attendons-nous de l’inconnu, du contact avec les autres ?

Puisqu’il est question de voyages, nous y voilà : les spectateurs se voient attribuer un siège numéroté, léger, pliant, et facilement déplaçable. Ils s’ins-tallent selon les indications qui leur sont données. Par leurs déplacements, ils participent à l’évolution de la scénographie tout au long de leur voyage. André et Luiz, les deux chefs de gare malicieux – qui sont accompagnés de Luciano le musicien – les convient à un « embarquement immédiat pour le bonheur ». La destination s’affiche sur les panneaux des départs des trains : ROMA ou AMOR ? La précision n’est décidément pas l’apanage des sociétés ferroviaires.
Ce n’est pas la destination qui importe. Mais le chemin. Le nôtre nous fait passer du théâtre d’objets – spécialité du Vélo Théâtre – à la vidéo, en passant par la musique, l’humour et la poésie.