C’est un homme qui prend son bain.
Non, c’est un danseur qui sculpte des nuages.
Non, c’est plutôt un nuage qui prend dans ses bras un danseur.
Non, c’est plutôt un homme qui crée des paysages pour mieux y disparaître.
Non, c’est encore autre chose.

Le Petit Bain est une création à partir d’une matière à la fois concrète, reconnaissable pour l’enfant, qui peut devenir une abstraction, un terrain de jeu pour l’imaginaire : la mousse de bain. Et le corps d’un danseur sculpte alors cette matière fascinante et éphémère.

Johanny Bert cherche pour chacune de ses créations un nouveau lien entre l’humain et les formes animées. Pour « cette douce rêverie », il ressent le besoin de retrouver une écriture visuelle, sans mots, sensitive, conscient de la responsabilité de s’adresser à des tout-petits. Il se souvient de ces premiers spectacles auxquels enfant il assiste, de ces sensations qu’il ressent alors, qui aujourd’hui restent gravées en lui. Cette « tendre divagation », il la conçoit comme un dialogue car l’enfant est toujours accompagné. Le regard de l’enfant vers l’adulte ou vice versa est alors si touchant.

Johanny Bert a demandé à trois auteur(e)s, Alexandra Lazarescou, Marie Nimier, Thomas Gornet d’écrire leur propre histoire à partir des éléments du spectacle. Ces textes, sont publiés dans un livret, et remis aux adultes à l’issue de la représentation. Trois histoires selon trois vécus différents, comme trois points de vue différents de spectateurs, trois imaginaires différents.